Au printemps 2020, en pleine pandémie de COVID-19, j'ai ressenti le besoin de mettre en mots ce que je voyais, ce que j'entendais et ce que je ressentais.
L'histoire m'est venue en écoutant la version de DISTURBED, que je trouve incroyablement inspirante, alors que j'écoutais des nouvelles d'horreur 24/24 h au mois de mars, suivant l'évolution pandémique chez nous d'un œil scandalisé.
Ça m'a énormément touché d'entendre les histoires épouvantables de gens morts de soif ici, au Québec. J'ai trouvé ça dégueulasse et ça m'a révulsé.
J'ai voulu exprimer des mots, des sentiments qui me retournaient, en passant un message au monde de se réveiller.
On s'est trompé, la gang.
Les CHSLD, sous ce modèle, ça ne marche pas.
On doit se réveiller et prendre action pour NOTRE mort.
N'étant pas musicien, j'ai entrepris de réécrire entièrement les paroles de « The Sound of Silence » afin qu'elles puissent s'adapter à la mélodie originale. Ce travail m'a demandé plus d'un mois, simplement pour réussir à faire coïncider les mots, les syllabes et le rythme.
Cette vidéo a été enregistrée très simplement avec mon téléphone cellulaire, au chalet, sans studio, sans effets et sans prétention.
Voici cette création, telle qu'elle a été réalisée en juin 2020.
Nous vivions dans l'insouciance
Confortable dans l'ignorance
On nous l'a promis On y a cru
Tous ensemble c'est ce qu'on a voulu
Sans souffrance la mort délivrée sur ordonnance
comme récompense
Dans un Manoir
Du silence
Mais soudain c'est arrivé
la peur nous a confiné
isolés on s'est cru en sureté
mais plus fort que notre volonté
il était petit mais soufflant
tel un ouragan
En dévoilant
Les défaillances
du silence
Et soudain nous avons vu
Au moins mille p-e plus
tous ils suppliaient que la mort
pour l'éternité les prennent à bord
pour les libérez
des sou-ffrances de l'absence
des êtres aimés
dans les allées
du silence
mais ne di - t-on pas déjà
(que) par les cra ques la lumière va
mais com-bien d'â-mes cela prendra
combien de larmes l'on comptera
leurs criiis doivent déchirer l'ignorance
pour à jamais dénoncer
le silence
mais ne vo-yez vous donc pas
le men-son-ge du tré-pas
Loin de la récompense promise
a ja-mais vos mé-moi-r' dans l'oubli
soyons maudit si
leur cris n'éveillent
en nous le désir
du souvenir
et du repentir
pour les avoir laissé mourir
en silence
Votre ami de la nuit.
Le Danseur.